Didier Porte, humoriste

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Diverses chroniques

Didier Porte contre Arthur

Ancien « animateur le plus con de la bande FM » (c’est lui qui le disait, or qui sommes-nous pour le contredire ?), Arthur a ensuite émigré à la télévision, sur TF1, afin de produire et présenter des émissions d’archives qui ne demandaient pas beaucoup d’inventivité, mais semblaient nécessiter une caution morale et professionnelle, puisque Pierre Tchernia en fut l’un des deux piliers. Suivit une émission de jeu simpliste, dont le but principal mais non avoué consistait à faire pleurer des pauvres face à la caméra. Mais il y avait eu plus trash avec Rêve d’un jour, émission calquée sur la nauséeuse Reine d’un jour, que produisait jadis Jean Nohain, toujours sur le même principe : faire chialer des pauvresses sous les applaudissements d’un public attendri par tant de bonté de la part des publicitaires donateurs. Didier Porte, le lundi 20 mars 2003 sur Ouï-FM, avait salué l’un des exploits les plus représentatifs de cette émission de TF1, et vous pouvez écouter cet enregistrement :

Arthur a été invité trois fois au Fou du roi. La première fois, Didier Porte était absent. La deuxième fois, le 9 janvier 2007, Arthur se pointa, bien décidé à pourfendre l’humoriste qui avait rendu hommage, à sa manière, aux émissions qu’il présentait. En conséquence, Arthur avait fait faire une enquête sur le salaire de son tourmenteur, et l’attaqua bille en tête en prétendant que Porte gagnait 20 000 euros par mois sur France Inter. Eh oui ! Lorsqu’on l’attaque sur la vulgarité de ses émissions de télévision, et plus particulièrement sur les méthodes qu’il utilise pour faire pleurer des pauvres devant les caméras, Arthur riposte sur le seul terrain qu’il semble connaître : le pognon, et fait mine de croire que si on l’attaque, c’est qu’on est jaloux de ses succès alors que son pourfendeur joue « devant des salles vides ». Élégant... et faux ! Et d’entonner le très peu inattendu couplet « J’ai pas tué, j’ai pas volé », comme autrefois les Compagnons de la Chanson.

Porte fit une mise au point circonstanciée le mercredi suivant, que vous pourrez écouter également, voir ci-dessous.

Enfin, Arthur fut invité une troisième fois le 5 novembre de la même année, à l’occasion du début de sa nouvelle carrière de « comédien », que les critiques professionnels, sans doute jaloux eux aussi, oublièrent de fêter comme il convenait, puisque l’événement ne fut salué que par quelques mentions « Peut mieux faire » du genre poli. Cette dernière apparition au Fou du roi fut plus calme, Arthur ayant apparemment décidé de jouer les magnanimes... ce qui ne l’empêcha pas d’être agacé par le démontage public du mécanisme permettant à des sociétés (privées) de production de payer leurs employés avec des fonds provenant de la caisse de retraite des intermittents du spectacle : il prononça le vilain mot de « diffamation », mais les faits sont notoires et ne concernent pas, d’ailleurs, que l’ancienne société d’Arthur, Endémol-France. Vous pouvez écouter ces trois enregistrements :

Signalons enfin que, prenant prétexte d’un article de Didier Porte dans « Siné-Hebdo », article qui reprenait ce qui avait été dit sur France Inter, Arthur a porté plainte. Il assigne Didier Porte devant le tribunal correctionnel, et réclame 10 000 euros de dommages et intérêts. La première audience, seulement technique et qui ne rassemblait que les avocats des deux parties, a eu lieu le 7 mai 2010. Pour la suite, on vous tiendra au courant.

Super-bonus : interview de Didier Porte

Le mardi 9 juin 2009, à l’issue de la dernière représentation de son spectacle (pour la saison 2008-2009) au Café de la Gare, Didier Porte a donné une interview à William Irigoyen, d’Arte. Vous pouvez écouter ICI cet enregistrement quasi-intégral.

Cela dure un peu plus de vingt minutes.

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Dernière mise à jour de cette page le jeudi 2 juin 2011.