Didier Porte, humoriste

Site associé : www.kinopoivre.eu

Exclu de France Inter – Hees honorable ?

 

L’« honneur » de Jean-Luc Hees

Que Jean-Luc Hees, PDG de Radio France, ait voulu venger ce qu’il appelle son « honneur » en virant Stéphane Guillon, on peut à la rigueur le comprendre : l’humoriste supposé l’avait à plusieurs reprises attaqué nommément dans ses chroniques du matin, et aucun chef d’entreprise ne supporte cela. Des deux côtés, inélégance.

Mais qu’il ait renvoyé Didier Porte, nul ne l’a compris, et l’immense François Morel a exprimé, le matin du vendredi 25 avril 2010, toute cette incompréhension. Citons-le : « J’ai du mal à comprendre, en particulier, que Didier Porte soit écarté du Fou du Roi, où son style caustique, mordant, impitoyable vis-à-vis des fausses valeurs et des vrais pantins, contrebalançait si bien l’attitude naturellement empathique et indulgente de Stéphane Bern ».

Jamais Porte ne s’en est pris ni à la présidence de Radio France, ni à la direction de France Inter. De nouveau présent dans cette radio après un entracte de deux ans et demi consécutif à un premier renvoi en 1997 (pour s’être moqué de Johnny Hallyday, comble du ridicule !), ayant tenu l’antenne pendant onze années consécutives, avec un succès sans cesse grandissant, il avait réussi à faire de France Inter la radio la plus écoutée à l’heure de son passage, peu après midi. Ce qui lui est reproché, en fait, chacun a compris que c’était un prétexte : avoir mis dans la bouche de Dominique de Villepin le verbe enculer, que son directeur Philippe Val ne s’est jamais privé d’utiliser lorsqu’il faisait équipe avec Patrick Font (un coéquipier qu'il a oublié lorsque Font a eu des ennuis judiciaires – toujours l'élégance), comme en témoigne cette image qui a circulé partout, et qu’on ne va pas se priver de montrer à ceux qui ne la connaissent pas :

Font et Val + Léotard

Jean-Luc Hees, disons-le sans tourner autour du pot, est un menteur : il a prétendu, depuis mercredi 23 juin à 13 heures sur France Inter jusqu’à son passage au Grand Journal de Canal Plus le lendemain à 19 heures, n’avoir pas été le bras armé de l’Élysée pour virer un contestataire de tout ce qui salit, pense-t-il, l’honneur du pays ; et donc, avoir décidé seul. S’il existait un Prix Pinocchio, ce spadassin serait lauréat sans discusssion possible. On l’a aussi entendu dire que Val était un très bon directeur de France Inter – alors que tout le personnel le déteste –, et que l’ambiance dans la station était très bonne ! Cette ambiance que Morel, toujours dans sa chronique mentionnée ci-dessus, a qualifiée d’« ambiance de merde ». Mille pardons, plutôt que Hees, on préfère croire Morel, qui n’a aucun intérêt à mentir. Mais Hees, tellement populaire dans la maison qu’il pédège, ne doit pas beaucoup sortir de son bureau...

Enfin, la direction a eu l’inélégance de ne pas prévenir Stéphane Bern que l’on congédiait son meilleur chroniqueur, tel un domestique qui a volé une montre (merci Montherlant !) ; et Hees, pour l’achever, a ensuite lancé un sarcasme à ce patron qui soutient ses employés (Bern a fait savoir à l'auteur de cette page qu’il était « encore sous le choc » et qu’il restait « mobilisé »), raillant les protestations du cher frisé d’un méprisant « Ça ne coûte pas très cher de se déclarer solidaire trente secondes ». Évidemment, Bern ne va pas saborder son émission... en mettant toute son équipe au chômage ! Mettre autrui au chômage, en revanche, cela ne gêne ni Hees ni Val.

Alors, pour y revenir une dernière fois, l’honneur de Jean-Luc Hees ? Si vous le trouvez, prière de le rapporter au commissariat le plus proche. Merci.

Écrire à Didier PorteÉcrire au webmaster

Les 197 enregistrements

Dernière mise à jour de cette page le vendredi 8 octobre 2010.