Didier Porte, humoriste

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En librairie

Sauvé des ondes

Le 4 juin 2003 est sorti en librairie un premier livre des chroniques de Didier Porte, prononcées sur France Inter : soixante proviennent de l’émission Le fou du roi, et deux autres, historiques et très attendues, sont issues de Rien à cirer, en 1995 (le texte était déjà sur le présent site !). Publié par les Éditions de L’Archipel, il comporte 234 pages et s’intitule donc Sauvé des ondes (au cas où vous ne l’auriez pas remarqué).

En février 2011, ce livre est ressorti en format de poche et chez le même éditeur. Il ne contient que cinquante chroniques, cette fois.

Quatrième de couverture, par Monique BROSSARD-LE GRAND

Qui aime bien châtie bien. Qui aime moins châtie mieux.

Depuis 1995, Didier Porte exerce sur France Inter l’art difficile de la chronique vénéneuse et du vitriolage en direct. Huit années de pratique, l’équivalent d’une ceinture noire de judo radiophonique.

Parmi ses trophées : David Douillet (au tapis), Serge Dassault (dézingué), les Inconnus (démasqués), Frédéric Beigbeder (discounté), Mimi Mathy (compactée), Bernard Pivot (apostrophé), André Rieu (dans les cordes), Philippe Sollers (au pilon), Claude Lelouch (hors compétition), Elizabeth Teissier (satellisée), Gérard Jugnot (débronzé)...

Rien de plus revigorant qu’un Porte qui grince et qui claque. Mais ce tueur né est aussi un cœur sensible, qui confond dans une même tendresse Marcel Gotlib, Line Renaud, Bertrand Delanoë, Basile Boli ou Claude Nougaro.

Ce livre regroupe quelque soixante chroniques diffusées dans Rien à cirer et Le Fou du roi.

 

Didier Porte, né en 1958, est père de deux enfants et mère de tous les vices : œnophile, de gauche, hargneux. Il plante, chaque jour ou presque, ses banderilles sur France Inter et Ouï-FM. Il se produit régulièrement sur les planches du Point-Virgule, café-théâtre parisien. « Son nom rime avec cloporte », remarque Elizabeth Teissier.

 

En couverture : dessins de Laurent Colonnier

14,95 € prix en France, TTC.

Critique du « Figaro Madame », par Stéphane Hoffmann

Didier Porte, lui, est un sabreur. Il ne faut pas le prier de monter à l’assaut. Il y court, il y vole, et ne frappe jamais au hasard. Mais il a bon cœur : dans sa botte, il cache un poignard de miséricorde chargé de ne pas faire souffrir trop longtemps sa victime. Quelques invités l’ont senti passer. « Son nom rime avec cloporte »,  se plaint, dans un droit de réponse, une astrologue dont le nom rime avec fessier. La bonne idée du livre, c’est que Porte note placidement, à la fin de chaque papier, comment la victime a reçu les coups, ce qui met la touche finale au tableau.

Critique du « Parisien », par S. Sp.

Chez lui, cynisme et provoc’ font souvent bon ménage, et une petite touche de mauvais goût n’est pas pour lui déplaire. Quitte à se mettre quelques personnalités à dos. Les persifleurs sauront aussi apprécier cette remarque à Claude Lelouch : « Nous sommes très contents de vous avoir parmi nous, au moins, on est sûrs que pendant ce temps-là vous ne tournez pas ! » Pour autant, tout le monde n’en prend pas pour son grade. Didier Porte peut apprécier les humoristes (Dieudonné, Kad et Olivier, les Inconnus), certaines personnalités de gauche (Bertrand Delanoë) ou des êtres étranges, telle Amélie Nothomb...

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Dernière mise à jour de cette page le dimanche 22 janvier 2012.