Didier Porte a travaillé sur M6, plus précisément pour l’émission hebdomadaire Culture Pub, de Christian Blachas, diffusée le dimanche soir depuis de nombreuses années – et qui, aujourd’hui, raccourcie de moitié, passe à 19 heures 15 sur NT1, chaîne, disons, plus confidentielle. Il y faisait équipe, en général, avec Isabelle Motrot, dont on parle plus loin. Ni l’un ni l’autre n’apparaissaient à l’écran, ce qu’on peut regretter. Tous deux y traitaient des « sujets » de quelques minutes, agrémentés de commentaires spirituels et piquants, parfois vachards.
Seul cette fois, Didier Porte a réalisé pour le même magazine un excellent documentaire sur les télévisions italiennes, qu’il est venu commenter à l’écran, présenté par Christian Blachas, le producteur. Ce sujet a été diffusé deux fois.
Il y eut les émissions de radio, et celles de télévision.
À la radio, Didier Porte fut chroniqueur, et même acteur, dans la deuxième saison d’Audimatraquage. Cette émission satirique était produite sur France Inter par Isabelle Motrot, issue de la troupe de Claude Villers, et connut deux saisons, la première étant la meilleure, n’en déplaise à notre ami qui n’y participait pas. Isabelle est dotée d’une voix suave, qu’elle utilisait pour distiller des vacheries essentiellement dirigées vers les autres radios et les télévisions commerciales.
Toujours sur France Inter, et toujours produite par Isabelle Motrot, Zoom ne dura que quelques mois, et Didier Porte était encore du voyage.
Au rang des émissions bouche-trou pour l’été, mais qui méritait mieux, il y eut celle produite par Marc Jolivet, Privés de vacances. La direction ne lui consentit qu’un petit mois d’existence. Jolivet, du genre ravageur, avait déjà sévi sur France Inter, en compagnie de son frère Pierre (devenu réalisateur de cinéma), durant l’été 1976.
Et bien sûr, la notoriété vint avec les émissions de Laurent Ruquier, Rien à cirer, puis Les p’tits déj’s, et enfin Changement de direction. Cette dernière mouture coïncidait avec un effectif changement de direction... à la tête de France Inter. Une nouvelle direction qui n’eut rien de plus pressé que de mettre à la porte Porte (oui, pardon, on ne peut pas être en forme tous les jours...).
Mais quand on le chasse par la porte, Porte revient par la fenêtre. Ruquier parti sur Europe 1, la direction de France Inter remit à l’antenne Rien à cirer, mais sous un nouveau titre à peine démarqué du premier, Rien à voir. C'était à la rentrée de septembre 1999. Laurence Boccolini, une ancienne de chez Ruquier, tenait la barre. Elle ne la tint pas longtemps, se fit virer pour « vulgarité » (Jean-Luc Hees dixit) le 27 février 2000, et remplacée par un de ses chroniqueurs, Stéphane Bern. Par chance, Bern devait se révéler à la hauteur, et son émission Le fou du roi en est à sa dixième année, avec un succès grandissant qui n’était pas certain au départ.
La carrière de Didier Porte à la télévision est, disons... plus facile à résumer. Après Les Niouzes et ses cinq jours de présence à TF1 – passés sous un masque pour éviter de se faire lyncher par ses anciens copains trotskistes –, Didier Porte est revenu pour quelques mois dans Tutti Frutti, une sympathique macédoine présentée sur France 2 par Nagui, au début de 2001. Menu : commémorations d’anniversaires et invité du jour. Et la rentrée d’octobre vit sa participation à un éphémère magazine de feu Bernard Rapp, Héros vinaigrette, diffusé tardivement et qui ne connut que quatre numéros sur France 3. Il fit aussi deux ou trois apparitions, comme chroniqueur, dans Field dans le poste, une émission de Michel Field, qui eut une carrière éphémère en 2004 sur Paris Première. Mais Didier refuse, aujourd’hui, de faire de la télévision.

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Dernière mise à jour de cette page le lundi 8 février 2010.